Massat jeudi 23 janvier 18 heures

Trois thèmes étaient proposés : « Culture et Ruralité », « Mobilité et 80 km/h », « Services publics de proximité ».

La vingtième rencontre a eu lieu à Massat, le jeudi 23 janvier à 18 heures, salle des Fêtes.

Trois thématiques vous étaient proposées pour cette soirée :

« Culture et Ruralité »

« Mobilité et 80 km/h »

« Services publics de proximité »

 

Retour sur les échanges

 

Au sujet des obligations de quitter le territoire français (OQTF) de Pierre Kilongo et de ses enfants : le Conseil Départemental de l’Ariège peut-il prendre position sur cette question comme l'ont fait d'autres collectivités ?

Christine Téqui : « Tous les sujets peuvent être discutés à l'assemblée du Conseil Départemental de l’Ariège. Cependant, celui-ci ne relève pas de la compétence du Département. C’est un sujet qui peut être porté devant la Prefète. La réglementation existe au niveau national, de l’Etat, il faut s'y plier néanmoins ».

 

Question sur les réseaux internet et de téléphonies : le Conseil Départemental de l’Ariège a-t-il accepté l'installation de la 5G?

Christine Téqui : « Non, le Département n'a pas noué d'accord avec les opérateurs pour installer la 5G, et il n'a pas été sollicité pour cela ».

 

Question sur l'électrosensibilité :

« Le CD09 n'est pas capable d'empêcher cela. Si une commune fait le choix de s’équiper d’une telle protection, le Conseil Départemental de l’Ariège pourrait éventuellement accompagner une commune, mais ne fait pas d'ingérence dans les choix des communes. Attention à l'amalgame entre 5G et Tès Haut Débit (THD), c'est-à-dire, la fibre, ce sont deux sujets bien distincts ».

 

Question sur les transports : Nous rencontrons des problèmes de mobilité dans cette vallée isolée, nous avons lancé une pétition pour créer des transports communs à 1 €. Y a-t-il une possibilité de créer un tel transport, avec le concours de toutes les collectivités ?

« Les compétences relatives aux transports ont été transférées à la Région : les transports ne sont donc plus du ressort des Conseils Départementaux. Les communautés de communes ont pris ce dossier en main également, en particulier le "transport à la demande".

Il existe une obligation de créer un « schéma de cohérence territoriale » : la communauté de commune va l'élaborer (SCOT) cela va être étudié de près et dans ce cadre que l'on peut étudier ce plan de mobilité qui sera en cohérence avec notre territoire. »

 

Question sur l'agriculture écologique : quelle est la position du Département sur ce point ?

Christine Téqui : « Nous avons un engagement sur les circuits-courts et également, avec plusieurs partenaires, sur les transitions énergétiques. Sur ces sujets le Conseil Départemental de l’Ariège est incitateur et doit s'adosser avec les partenaires. Par ailleurs, le Conseil Départemental de l’Ariège a créé en 2018 la Légumerie départementale qui permet de fournir des tonnes de légumes issus de production locale aux les restaurations des collèges ariégeois. A propos du maraichage, un important travail est nécessaire sur la mobilisation du foncier, même si le maraichage en prend moins que d'autres productions.

Il faut savoir que depuis 2015, le Conseil Départemental de l’Ariège n'a plus la compétence économique. Il n'y a plus d'aide à l'installation directe au producteur. La compétence foncière est tout de même un domaine qui peut être un levier d'action pour le Département dans ce domaine, via les associations foncières pastorales (AFP) ».

 

Qu’en est-il des mobilités dites "douces", notamment les pistes cyclables dans le Département ?

« Le Conseil Départemental de l’Ariège s'est engagé sur la question des voies vertes et des sentiers de randonnées. Ça ne répond pas complètement à la question néanmoins on progresse sur ce sujet. Ma réponse est que dans le cas de tout « grands travaux d'aménagement », il faut désormais penser à un aménagement pour des mobilités douces. Ce sera le cas sur Saint-Girons avec la voie verte à prendre en compte dans le cadre de l’aménagement de la « pénétrante ». Mais rien ne sera acté sans concertation et nous n'agirons pas sans le consentement des communes ».